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Notre elevage

Qui se cache derrière vos reines ?

Je m’appelle Jérémie Lafond. Je suis apiculteur professionnel installé à Aumont, dans le Jura, depuis 2017. Mon exploitation, Le Rucher du Djé, c’est avant tout un élevage : je produis des reines Buckfast, des cellules royales et des essaims à partir de mon propre cheptel.

Ce n’est pas un à-côté. C’est le cœur de mon activité. Je sélectionne mes souches, je greffe mes larves, je suis mes fécondations et j’inspecte chaque reine avant qu’elle ne quitte l’exploitation. Quand vous achetez une reine chez moi, vous savez d’où elle vient — parce que c’est moi qui l’ai élevée, du début à la fin.

Je ne prétends pas révolutionner l’apiculture. Je fais simplement mon métier le plus sérieusement possible, avec les moyens d’un éleveur artisanal qui connaît chacune de ses colonies.

Pourquoi un site dédié ? Notre site principal miel-jura.com couvre toute notre activité (miel, produits de la ruche, boutique de Poligny). Ici, sur lerucherdudje.fr, on se concentre uniquement sur l’élevage : reines, cellules, essaims — et rien d’autre.

La Buckfast : pourquoi cette abeille ?

La Buckfast n’est pas une race au sens biologique. C’est une lignée sélectionnée, créée par Frère Adam à l’abbaye de Buckfast (Devon, Angleterre) à partir des années 1920. Son objectif : obtenir une abeille douce, productive, résistante aux maladies et facile à travailler — même pour un apiculteur qui débute.

Après des décennies de croisements méthodiques entre sous-espèces d’Apis mellifera, Frère Adam a abouti à une abeille qui combine une ponte régulière et vigoureuse, un caractère calme sur les cadres (on peut travailler sans gants la plupart du temps), un faible instinct d’essaimage quand les colonies sont bien conduites, et une bonne capacité d’adaptation aux variations climatiques — un vrai atout dans le Jura où les saisons sont contrastées.

F0, F1… qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

En élevage Buckfast, la notation F0 désigne les souches pures, directement issues des lignées de Frère Adam et maintenues sans croisement. Les F1 sont les filles de ces reines F0, fécondées dans nos zones de fécondation jurassiennes. Ce sont ces F1 que nous proposons le plus souvent à la vente : elles héritent de la génétique F0 tout en bénéficiant de la vigueur hybride liée à la fécondation naturelle.

Nos souches F0 sont renouvelées et entretenues en lien avec des éleveurs-sélectionneurs européens reconnus dans le réseau Buckfast. La sélection, c’est un travail collectif : on échange des souches, on compare les résultats, on s’entraide. Personne ne fait ça tout seul dans son coin.

Comment naît une reine chez nous ?

L’élevage d’une reine Buckfast, ça ne s’improvise pas. Chaque étape demande du temps, de l’observation et de la rigueur. Voici concrètement comment ça se passe chez nous.

1. Sélection de la souche mère

Tout commence par le choix de la reine qui va donner ses larves au greffage. On ne greffe pas n’importe quelle colonie. Je sélectionne mes meilleures souches F0 sur des critères que je suis tout au long de l’année : douceur de la colonie, qualité de ponte, vitalité du couvain, comportement hygiénique et performance de récolte sur la saison précédente. C’est un suivi continu, pas un choix fait au dernier moment.

2. Greffage des larves

Le greffage, c’est le geste central. Avec un picking (un petit outil de transfert), je prélève des larves de moins de 24 heures dans les cellules de la souche mère, et je les dépose une par une dans des cupules artificielles. Chaque série compte entre 30 et 60 cupules. C’est un travail minutieux — une larve trop âgée ou mal positionnée ne sera pas acceptée par les nourrices.

3. Élevage en colonies éleveuses

Les cupules greffées sont placées dans des colonies éleveuses : des colonies fortes, riches en nourrices et en réserves. Ce sont elles qui vont nourrir les larves royales de gelée royale et construire les cellules. En une dizaine de jours, les cellules royales sont operculées et prêtes à être réparties.

4. Mise en ruchettes de fécondation

Avant l’éclosion, chaque cellule royale est placée dans une ruchette de fécondation. Selon le format, ça va de l’Apidéa (une petite ruchette garnie d’environ 100 g d’abeilles minimum) au MiniPlus (une ruchette plus volumineuse, avec une petite colonie plus développée). La reine vierge éclot dans sa ruchette, prend ses repères, puis part en vol de fécondation quelques jours plus tard.

5. Fécondation naturelle

C’est l’étape décisive. On ne va pas se mentir : nos zones de fécondation dans le Jura ne sont pas des stations isolées en haute montagne. Ce qu’on fait, c’est saturer le secteur avec un maximum de colonies à mâles issus de nos meilleures souches F0. Plus on met de mâles de qualité dans l’environnement, plus les chances que nos reines soient fécondées par la bonne génétique sont élevées. C’est un jeu de probabilités — et on met les chiffres de notre côté.

La reine effectue un ou plusieurs vols nuptiaux et revient fécondée dans sa ruchette. Toutes ne reviennent pas — c’est la réalité de la fécondation naturelle. Mais celles qui reviennent ont fait leurs preuves.

6. Contrôle de ponte

Environ 10 à 15 jours après les vols, je vérifie chaque ruchette une par une. Je cherche une ponte régulière, en cercles concentriques, avec un couvain compact et uniforme. Une reine dont la ponte est hésitante, dispersée ou qui pond plusieurs œufs par cellule est écartée — elle ne sera pas vendue. C’est aussi simple que ça : si la ponte n’est pas bonne, la reine ne part pas.

7. Remise ou expédition

La reine validée est encagée avec des accompagnatrices et du candi. On privilégie toujours la remise en main propre à notre exploitation d’Aumont — c’est le plus sûr pour les abeilles comme pour vous. Les essaims sont exclusivement remis sur place, le vendredi soir.

📦 Un mot sur l’expédition

L’envoi de reines vivantes par colis est possible mais délicat. Chaleur, retards de livraison, colis qui restent en dépôt le week-end… les risques existent et ils ne dépendent pas de nous.

C’est pour cette raison que nous ne garantissons pas la livraison et que nous encourageons la remise en main propre chaque fois que c’est envisageable. Si l’expédition est la seule option, on en discute ensemble pour choisir le meilleur créneau et limiter les risques au maximum.

Ce qui nous tient à cœur

On n’est pas les plus gros, on n’a pas la plus grosse structure. Mais voici ce qu’on peut vous promettre.

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Cheptel propre, de A à Z

Toutes nos reines sont issues de notre élevage. Pas de rachat en gros, pas de revente de reines d’origine inconnue. Vous savez exactement d’où vient votre reine et qui l’a élevée.

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Suivi sanitaire sérieux

Nos colonies sont suivies toute l’année : comptage varroa, traitement raisonné, surveillance des pathologies. Une reine saine, ça commence par un élevage sain.

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Saturation en mâles

On charge nos zones de fécondation avec un maximum de colonies à mâles issus de nos F0. C’est notre manière de maîtriser la génétique : on joue sur le nombre.

Contrôle individuel

Chaque reine est inspectée avant vente. Ponte vérifiée, couvain évalué. Si ça ne passe pas le contrôle, la reine n’est pas vendue — point.

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Conseil et disponibilité

On ne disparaît pas après la vente. Questions sur l’introduction, un remérage, un souci de ponte ? On est disponibles. On est apiculteurs avant d’être vendeurs.

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Éligible aides FranceAgriMer

Nos reines et essaims sont éligibles au programme d’aide au repeuplement (13 €/reine, 50 €/essaim). On fournit le Cerfa n°15093 sur demande.

⚠️ Un mot sur le dropshipping de reines

Ces dernières années, des sites apparaissent qui vendent des reines « Buckfast » sans posséder une seule ruche. Le principe : acheter en gros — souvent à l’étranger, parfois dans des conditions sanitaires douteuses — et revendre avec une marge, sans aucun contrôle qualité.

Le problème n’est pas que commercial. C’est un risque sanitaire réel pour vos colonies et pour l’apiculture locale. Une reine d’origine non traçable peut introduire des souches de varroa résistantes aux traitements, des pathologies du couvain, ou une génétique médiocre qui va vous poser des problèmes dès la première saison.

Notre conseil : avant d’acheter, demandez à votre vendeur où sont ses ruches, quelle est sa méthode d’élevage, et s’il peut vous montrer son cheptel. Si la réponse est floue — ou si le site ne montre que des photos génériques — méfiance.

Élever des reines dans le Jura

Le Jura, ce n’est pas le sud de la France. Les hivers sont longs, les printemps tardifs, et les fenêtres de beau temps pour les vols de fécondation sont parfois courtes. C’est une contrainte, mais c’est aussi ce qui fait des reines solides.

Les reines qui arrivent à se faire féconder ici — avec une météo pas toujours coopérative — sont des reines qui ont fait leurs preuves. Elles savent démarrer une ponte dans des conditions pas toujours idéales. Si vous êtes dans le nord, l’est ou le centre de la France, ou en zone de moyenne montagne, ce sont des reines adaptées à votre réalité climatique.

On ne vous vendra pas du rêve : on ne fait pas de l’élevage sous serre dans le Var. On travaille avec notre climat, et les reines qui en sortent sont d’autant plus fiables.

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